Actus et Communiqués de Presse

03/12/2015

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Baromètre du commerce de gros et international CGI - Banque Populaire tendances du 3e trimestre 2015

La CGI (Confédération du Commerce de gros et international) et Banque Populaire présentent, dans le cadre de leur partenariat, les enseignements du Baromètre du Commerce de Gros et International du troisième trimestre 2015. Dans un contexte d’incertitude, le commerce de gros et international résiste mais souffre d’une situation de trésorerie difficile, avec des tensions observées sur les délais de paiement.

Le Baromètre du Commerce de Gros et International, publié chaque trimestre, est un indicateur de référence de l’activité et des tendances du commerce de gros et international.

Le Commerce de gros et international conserve une croissance quasi stable de son chiffre d’affaires mais avec d’importantes disparités selon les secteurs 

Dans un contexte généralement plus favorable, l’activité du Commerce de gros et international se renouvelle encore quasiment à l’identique entre le troisième trimestre 2014 et le troisième trimestre 2015 : - 0,5 % en euros courants. Ainsi, la dégradation de la tendance annuelle s’atténue pour s’établir à un niveau proche de - 1 % à l’issue de la saison estivale.  

Cette quasi-stabilité du Commerce de gros et international, dans son ensemble, masque une nouvelle fois de grandes disparités selon les secteurs. La situation de l’approvisionnement à la construction et, dans une moindre mesure, celle de l’approvisionnement de l’industrie et pièces détachées automobiles demeurent tendues, avec des baisses respectives de - 4 % et de - 1 % au troisième trimestre 2015. Le frémissement de l’activité des produits de consommation courante, enregistré au printemps, perdure cet été (+ 0,5 %). Enfin, bien que freiné par le recul des cours des céréales, le secteur des produits agricoles et alimentaires affiche une croissance de 2 % ce trimestre. Quant au commerce international, encore favorisé par la nette dévalorisation de l’euro face au dollar, il reste porteur (+ 2,5 %).

La situation de trésorerie des entreprises apparaît toujours préoccupante. Cette détérioration s’explique  notamment par l’allongement des délais de paiement, la hausse des défauts de paiement de la clientèle s’avérant plus contenue ce trimestre. En parallèle, le relâchement du poids des coûts logistiques a permis le ralentissement de l’érosion des marges.

Globalement, pas de forte inquiétude attendue pour la fin de l’année 2015 avec une stabilisation d’activité prévue par la moitié des professionnels, plus d’un quart d’entre eux misant sur une progression dans les prochains mois.

Sur le sujet de l’emploi, les intentions d’embauche sont légèrement plus élevées que les années précédentes mais les difficultés de recrutement persistent.

Évolution des délais de paiement : la LME a produit ses effets à la baisse jusqu’en 2014

Résultats d’une enquête réalisée pour la CGI par I+C avec la collaboration d’AND International dans le cadre de l’enquête menée sous l’égide du médiateur des relations interentreprises avec CODINF. Echantillon interrogé : 537 entreprises issues des différents secteurs du commerce de gros. Plus de la moitié sont des entreprises de 0 à 20 salariés et un quart des entreprises de 21 à 50 salariés.

Entre 2009 et 2014, l’évolution des délais de paiement effectifs moyens de la clientèle des grossistes est orientée à la baisse, sauf pour le commerce de gros en produits alimentaires.

Il est à noter un relâchement de l’effort de réduction des délais de paiement de la part de la clientèle entre 2015 et 2014, voire un glissement à la hausse pour tous les secteurs.

La durée moyenne du délai effectif en 2015 est de 41 jours pour le commerce de gros de produits agricoles et alimentaires (la plupart de ces produits sont concernés par le délai de paiement réglementé à 30 jours fin de décade de livraison), 44 jours pour l’approvisionnement à la construction, 45 jours pour l’approvisionnement de l’industrie et les pièces détachées et 47 jours pour les produits de consommation courante.

Concernant les délais de paiement fournisseurs, l’évolution à la baisse sur la période 2009 - 2015 se poursuit entre 2014 et 2015 ; ce qui a pour effet de jouer sur le fonds de roulement des entreprises grossistes.

Certaines catégories de clients pratiquent des délais de paiement longs : il est à noter un certain glissement des délais de paiement effectifs moyens entre 60 et 90 jours de la part des clients « Grandes entreprises » et « Collectivités territoriales ».

L’évolution des retards de paiement effectifs moyens est en hausse entre 2014 et 2015 : les clients qui ne respectent pas la date d’échéance figurant sur facture représentent entre 10 % et 18 % des entreprises selon les familles d’activité. Cependant la durée moyenne des retards en 2015 est de 54 jours pour l’approvisionnement à la construction contre 22 à 25 jours pour les autres familles.

Alors que les pénalités de retard figurent sur l’ensemble des documents commerciaux, il est à noter que très peu d’entreprises font la démarche de les réclamer.

"Le commerce de gros c’est 95 % de PME/TPE pour qui tout incident de paiement à des conséquences directes et immédiates sur l’activité de l’entreprise" déclare Marc Hervouet, Président de la CGI.

"Concernant les Banques Populaires, nous observons que les crédits d’investissement ont progressé de 14 % sur les neuf premiers mois de l’année 2015 par rapport à l’année précédente. Pour le seul mois d’octobre, ils ont même bondi de 17 %, un des plus hauts niveaux de l’année. Pour répondre aux besoins des PME en matière de trésorerie, outre les crédits de trésorerie classiques, Banques Populaire propose des solutions d’affacturage sur mesure. CREANCEplus permet notamment de financer les créances de nos clients entrepreneurs en 24 heures et CREANCExport s’adresse spécifiquement aux entreprises exportatrices. Ces solutions facilitent la gestion de trésorerie des entrepreneurs et leur permet de se consacrer pleinement au développement de leur entreprise."  indique Christophe Descos, directeur du marché des Entreprises et Institutionnels Banques Populaires.